jeudi 15 juin 2017

SORTIE DE ROUTE

SORTIE DE ROUTE

Trop en vitesse de tristesse
Le virage serré approche
Ne pas freiner et tout cesse
La mort est dans la poche

La voiture et moi nous suicidons
Du haut de cette fatale falaise
Nous avions prémédité avec raison
Médité la vie comme une foutaise

Nous nous envolons sans ailes
Au dessus des ras de bol
La vie n'était plus assez belle
Trop éloignée du sol

Encore une seconde de chute
Puis ce sera le vacarme infernal
Puis ce sera l'ordre du silence chut !
Ca y est c'est enfin le grand final

Ce fut une belle sortie de route
Faites entrer maintenant les émotions
Avec leurs pourquoi et leurs doutes
Laissez-les chercher la bonne raison

De la disparition de mon ombre

Franck BETBEDER

L'OMBRE DU MOJITO...

L'OMBRE DU MOJITO

A La Bodeguita del Medio
Hay hierba buena
Mariée au rhum blanco
Nacio una nueva bebida

Il y a Hemingway
Accoudé au comptoir
Havana club his freeway
Ecrire le verre du seulement soir

Un verre au final en solo
Vagues humeurs
Oeil pour ojo Mojito
Plume, encre et chaleurs

A l'ombre du Mojito
Sombre un amigo incognito
Couleurs voitures cubaines
L'embargo et ses haines

Ne trouvent pas l'ombre

Mes tourmentes chagrines
Bombardent mon front
Alysées certes salines
Ont poivres et baies au fond

Cuba s'hallucine de rhum
La canne à sucre se hume
Citron vert mon homme
La menthe seule ne parfume

A l'ombre du mojito
Me siento solo
Dame una salsa
Danser avec toi à nouveau

Je cherche ton ombre

A chaque pas de sable
Cocotiers sous les vents
S'arrête le temps
Une bonne table

Mélange épicé de sentiments
Disperse les papilles
Demain le jour d'avant
Pourvu que le soleil brille

Je cache ton ombre

Mojito je te retrouve
Dans un bar parisien
La porte s'entrouvre
Personne des miens

La nostalgie est une connerie
Je ne ressemble plus à rien
Elle est belle et embrun
Dans cette boite de nuit

Je quitte mon ombre

Je décide de la séduire
Je l'invite à danser
Nos corps fondent comme cire
Et vont nuit de flamme s'aimer

Je reste un paumé de comptoir
Que personne ne retiendra
Un naufragé du chaque soir
Un dernier verre y basta

Je retrouve mon ombre

Après m'avoir accompagné
Elle s'est lassée
Marre de me trouver
Elle m'a laissé

Mojito ton voyage
Est devenu de courte durée
Au prochain virage
Tu vas de nouveau tenter

Je chasse ton ombre

De face le soleil me regarde
Je regarde derrière moi
De nouveau en garde
Rien je ne vois

Mojito mi amigo no te veo mas
Autour amigo
L'amour mélasse me délasse
Me déplace de trop

Adieu mon ombre

Place au feu qui fait face
Au mien
Aux cendres de glace
Je t'efface des miens

Mojito j'ai eu ta peau
Mentholée sucrée et juteuse
Ma vie est heureuse
De te dire que rien ne vaut

De quitter ton ombre

Mojito mis amores
Courtes jupes et fesses
Balancent sans cesse
Des corps de déesses

Mojito lo siento
No eres mi destino
Le matin se lève tôt
Tard tombe le Rideau

J'ai appris la mort de mon ombre

Foudroyée par une pluie tropicale
Aguasero d'une violence banale
Mon ombre dans la tombe carcérale
Le signe de croix piédestal

Mojito de la Havane
Mojito mon Amour
Mojito à Paname
Mojito de retour

Je prie pour mon ombre

Des matins moins sombres
Des midis radieux
Des couchers de pénombre
Des nuits à deux

Mojito je garde ton écho
Que je préfère lointain
Tu as été ma météo
Tu as été mon gardien

Mojito Adieu
Mojito si tu peux
Mojito t'écarter de mon chemin
Mojito me dire Adieu.

lundi 12 juin 2017

30 ans de l'Acerma - Lundi 12

Première soirée anniversaire dans la joie et la bonne humeur ! On remets ça ce soir et toute la semaine ;o)

mercredi 7 juin 2017

Sans l’ombre de mon parasol

Cet été là, j’étais heureux car j’avais pu m’échapper pour quelques jours de Paris. En effet, je m’étais octroyé de courtes vacances sur la côte d’Opale, et d’avance, je savourais mon retour à la rédaction de mon journal « Beau comme un Dieu. » (Ma modestie légendaire quoi !) Pendant le trajet en train « first class of course », je projetais mes séances de bronzage sur la plage…Abandonné, Coquillages et crustacés…Heu, pardon, je m’égare. Enfin, cela allait être « magnifique chérie ! »

Ainsi, dès le premier jour, je m’installai bien proche du rivage et mon parasol bien positionné, protégeant ma tête mais laissant le corps bien exposé et offert à ce délicieux soleil. Le bruit des vagues mouvantes me berçait agréablement le cerveau. Enfin, j’y étais. Redevenir un bel homme, une créature Zen, me mis-je à fantasmer de moi-même (importante quoi le Kem. Hey, la modestie ? Elle est où là ?) Mais, bon, quoi, le plus important pour moi : garder le teint naturel de mon visage. Bronzer, oui, pas touche « at the face ». Car, pour tout vous dire, mon naturel à moi, c’est : fond de teint, rimmel, et ombre à paupières. Ben oui, quoi, dans le Milieu, on m’appelle « la Di va ». Eh oui, que voulez-vous, les apparences dans le monde du Showbiz qui est le mien (la mode, en ce qui me concerne) c’est capital dans la Capitale !

Et soudain ! Le drame, l’enfer, l’horreur, la Totale pour moi quoi ! Je vous explique : le soleil était au zénith, un soleil de plomb, plombant, laissant plombé, écrasé. Et voilà qu’une mini tornade d’une effroyable puissance traverse la plage, telle une toupie folle. Eh oh ! Eh, ah, Hop la ! Voilà mon parasol qui, tel un naufragé, décolle, s’envole, part en vrille en tourbillonnant, comme bien d’autres d’ailleurs, l’Apocalypse quoi.

Mais le pire était à venir, et c’était évidemment pour moi ! La tornade fut rapide, ok ! Pas de blessé, ok ! Mais Moi ! J’étais là, scotché, plombé, seul en plein soleil, pas une ombre pour protéger « My face », mon teint. La chaleur et son copain soleil commencèrent à faire fondre mon maquillage, qui se mit à couler, à suinter, dégouliner ; j’en avais les yeux qui se mirent à pleurer. Portant les mains sur mon visage, il était devenu gras et pire, impalpable !

Ces vacances durèrent trois jours, car les deux suivant cette horreur, je les ai passés à la piscine couverte, nageant comme un fou pour oublier le bronzage et au final, perdre 15kg de brioche et 17 de poignée d’amour. Et voilà le travail.

Je repartis « folle de rage » de ces vacances écourtées, saccagées par une saloperie de tornade blanche.

Et je fus de retour, toute blanche à Paris.


Benoit Godart.

Sombre...

Sombre, sale est l'ombre du guerrier qui gît pantin écartelé dans le froid de l'hiver.
Son visage gris monstrueux contraste avec la lumière espiègle et luxuriante du midi . Une tâche sombre celui de son corps transperce impudiquement le paysage.
L'ombilic de la guerre est en germe.
Je m'approche de lui et relève légèrement sa tête, lui ferme les yeux, bientôt ils seront des millions.

FB